Durée de lecture : 15 min

Bastien Marécaux :
En parallèle de mon CDI, je suis influenceur dans le domaine du design d'interface

“Ugami vient de la contraction de “You gonna make it” – Tu vas le faire. Bien que nos thés soient pensés pour le bien être, nous voulions aller plus loin en créant une communauté qui puisse inspirer et motiver à réaliser des projets, quels qu’ils soient. Le meilleur moyen pour motiver et inspirer reste le partage d’expérience. Il permet de démontrer que l’on est pas seul(e) à vivre telle ou telle situation et que n’importe qui peut se permettre de réaliser ses rêves dès lors qu’il en met les moyens. Découvrez alors cette nouvelle série Ugamistories, qui n’a que pour but de vous présenter des histoires inspirantes d’entrepreneurs, de sportifs, de passionnés, de survivants, qui, à un moment donné, ont fait le choix de se concentrer sur ce qui compte.” Louis-Paul.

 

Streamer, youtubeur mais avant tout designer d’interface, Bastien nous parle aujourd’hui de son parcours professionnel. 

Le design d’interface, ou UI design, est un terme anglophone, signifiant “User Interface Design”. Ce qui veut littéralement dire que cette étape de conception concerne toute la partie visuelle d’un produit. Intimement lié au UX, le UI est considéré comme la partie visible de l’iceberg et l’UX comme la partie dite « cachée ». L’UI design s’apparente donc au graphisme, couleurs, typographie, icônes… c’est une étape importante, car tout ceci constitue l’identité visuelle d’une marque.

L’UX est quant à lui un terme anglophone signifiant tout bonnement l’expérience utilisateur, que ce soit sur un site web, une application ou même sur l’utilisation d’un objet. Cette démarche d’expérience utilisateur est conçue pour faciliter au mieux l’utilisation d’un bien ou d’un service, en soulignant les problématiques que l’utilisateur rencontre. Cela comprend les corrections concernant l’ergonomie d’un site web par exemple.


Aujourd’hui, Bastien partage sa passion avec des milliers de personnes en live sur Twitch et en vidéo sur Youtube, afin de faire connaître le métier de designer d’interface et de propager ses conseils et astuces. Concentré d’inspiration et de motivation, il nous raconte comment est née sa passion pour le design et comment il est devenu l’un des premiers à travailler dans ces nouveaux métiers du numérique si particuliers.

Comment te présenterais-tu en une phrase ?

Je suis Bastien, designer d’interface, et je partage cette passion sur Internet de différentes façons. 

Pour rappel, Twitch est une plateforme de flux en direct, avec zéro montage, et de nombreuses interactions avec la communauté. A la base, c’était une plateforme principalement utilisée pour partager sur les jeux vidéos, mais cela évolue rapidement, notamment avec le confinement.

Comment est née cette passion pour le design ? Quel est ton parcours ?

Je n’ai pas étudié le design d’interface à l’école. Initialement, je voulais faire du graphisme. J’ai commencé à faire du dessin, puis des petits sites sur l’ordinateur familial. J’ai également réalisé mon stage de troisième dans une petite agence de communication à l’ancienne, qui réalisait des print par exemple… Après mon bac S, obtenu avec de bons résultats, j’ai voulu m’inscrire en école d’art. J’ai échoué car l’école choisissait des profils plus artistiques que le mien, et à l’époque le métier de graphiste et l’art en général étaient vus comme des métiers peu sécurisants qui ne rassuraient pas mes parents. 

J’ai donc intégré un DUT informatique. Cette formation m’a plu, mais je n’ai jamais oublié cette idée de devenir graphiste. À la fin de mon DUT, en 2009, j’ai donc postulé et été pris sur dossier puis sur soutenance à l’école Gobelins à Paris, dans une toute nouvelle section appelée CDNL (création et développement numérique en ligne). 

Il faut savoir qu’à ce moment-là, l’UX, l’UI et le design web n’existaient pas en France. Dans cette école, j’ai alors appris les outils de la suite Adobe, et j’ai fait de nombreux projets de groupe. J’ai aussi eu un module de développement d’application iPhone et j’ai adoré. Après avoir acheté mon Macbook et mon iphone 3GS, je faisais les applis et j’en ai même publié quelques-unes sur l’Apple Store. À la fin de ma formation à l’école, je voulais continuer à étudier le développement mobile, évidemment, mais il n’y avait rien qui existait dans ce domaine ! J’ai donc commencé à travailler en faisant une alternance rémunérée, quelque chose qui ressemblait à un VIE. J’ai intégré une entreprise à Bruxelles, dans une startup qui crée des applications iPhone, et c’est là que j’ai été propulsé au rang de designer d’interface. Je n’avais pas de bagage, mais j’avais les connaissances et j’ai appris au fur et à mesure ce métier sur le tas.

Suite à cette expérience professionnelle, je suis rentré en France et j’ai bossé pour CapGemini. Ils n’avaient encore recruté personne en design d’interface, et j’étais donc le premier. 5 ans après, une dizaine de personnes ont intégré ce domaine autour de moi. Puis, j’ai été recruté chez Atecna où j’y fais désormais des missions UX UI en tant que designer d’interface. Et bien sûr, aujourd’hui, j’ai créé en parallèle ma chaîne Youtube et ma chaîne Twitch. 

"Il faut savoir que beaucoup de créateurs font du contenu qualitatif sans être remarqués. Mais il ne faut pas désespérer, continuer d’alimenter ses réseaux, et garder des contenus propres, pour faire ça bien ! "

bastien marécaux

Bastien Marécaux, alias Basti UI

Maintenant, tu es donc uniquement influenceur ?

Non, du tout, mais c’est en pleine transformation

La bascule de mon CDI chez Atecna vers l’influence se fait très progressivement. J’ai reçu un jour une invitation pour participer au live de Micode, en dernière minute, alors que je ne m’y attendais pas. Cela a agi comme un déclic, un signe qu’il fallait que je prenne plus de temps pour développer ma passion pour Twitch et Youtube. C’était une opportunité en or, j’ai alors pris ma voiture et suis parti de Lille jusqu’à Paris, sans même réfléchir. 

C’était il y a 9 mois, et sur la route, ce jour-là, j’ai beaucoup pensé à la suite de cette carrière sur les réseaux sociaux. Tout était en train de prendre une tournure différente, de l’ampleur. J’ai commencé Youtube il y a 4 ans, et Twitch il y a deux ans. C’est un marathon, ça n’a pas pris d’un coup, j’ai beaucoup travaillé pour en arriver là. Je suis régulier, je fais du contenu de qualité depuis plusieurs années. Il faut savoir que beaucoup de créateurs font du contenu qualitatif sans être remarqués. Mais il ne faut pas désespérer, continuer d’alimenter ses réseaux, et garder des contenus propres, pour faire ça bien ! 

Chez Atecna, j’étais initialement employé en tant que leader UX UI, je naviguais entre les différents projets, tout en encadrant l’équipe. Avec le COVID, cela s’est transformé. La crise sanitaire a fait que je suis simplement allé 4 jours chez un client de 9h à 18h, en perdant cet aspect cross-équipes, que j’ai d’ailleurs retrouvé sur Twitch. 

À l’origine, le vendredi était consacré à faire des formations et du management, mais avec la crise sanitaire, cette journée n’était plus utile. Je leur ai alors demandé si je pouvais être au 4/5ème. Mon entreprise a directement accepté, et cela pour plusieurs raisons : 

  • le vendredi je faisais des missions internes à l’entreprise, qui se sont coupées avec le COVID, ils ont donc été contents d’enlever 25% de mon salaire
  • pour des raisons financières, il était plus rentable pour eux que je sois à 100% sur un 4/5ème qu’à 85% sur un 5/5ème

Maintenant, j’aimerais évoluer encore davantage. Tout se passe très bien avec mon entreprise, ils m’accompagnent dans ma transition. Les projets d’évolution pour l’année 2022 se dessinent plutôt bien… Affaire à suivre !

Tu fais également des missions de freelance durant tes lives, comment cela se passe ?

Comme j’ai commencé à avoir de la visibilité, j’ai également eu des demandes de projets externes à mon entreprise, en tant que freelance. Grâce au 4/5ème, j’avais du temps, mais je voulais mettre la vitesse supérieure sur BastiUI et non sur du freelancing… 

Cependant, ces projets, je ne pouvais pas les refuser, car ils venaient de streamers que j’appréciais beaucoup, comme Ponce ou Micode. C’étaient de superbes opportunités. Par conséquent, désormais, à chaque fois que j’ai une demande, je propose au client d’accepter que je diffuse le projet sur ma chaîne Twitch en réalisant le projet en temps réel, en direct. Ils sont généralement d’accord, car : 

  • c’est eux qui viennent vers moi, donc ils sont intéressés par moi. Je me rends compte de la chance que ça représente, mais il faut savoir que c’est aussi représentatif de mes années de travail !
  • je n’ai pas d’autre choix, car s’ils n’acceptent pas, le projet se fera sans moi
  • je leur fais une réduction du tarif, mon projet n’est clairement pas au prix du marché, mais j’y gagne aussi car je fais du contenu en toute liberté
  • cela leur fait de la visibilité
  • ils obtiennent un feedback en direct des viewers : 300 personnes qui donnent leur avis, ça coûte cher !

J’ai donc réussi à avoir pas mal de clients, pour mon émission “télétralive”. J’ai pu combiner création de contenus et demande de projets. Je ne suis pas en prospection de sujets, je me contente de répondre aux demandes. Si un jour je suis 100% freelance, je ferai peut-être un peu plus attention à mes projets et aux tarifs, mais pour l’instant j’aime cette façon de voir les choses. 

Tous les lundis, je prépare une veille pour présenter les actualités. Désormais, comme beaucoup de gens suivent mes lives, ils m’envoient aussi des actualités, des choses qu’ils ont vu passer, des mises à jour… C’est génial ! C’est un véritable cercle vertueux et un partage tous les jours. Cela m’apporte autant que ce que j’apporte aux gens.

As-tu tout appris tout seul : les logiciels, les tendances etc.. ?

J’ai effectivement tout appris seul, en autodidacte. Si je devais le refaire, je procéderais de la même façon, simplement car je crois en la puissance d’Internet pour répondre à mes questions lorsque j’en ai besoin. J’ai un tempérament très curieux, j’aime expérimenter pour apprendre, donc cela me correspond tout à fait. Je ne dis pas que l’école ne sert à rien, mais en étant ouvert d’esprit, force d’initiatives et en aimant apprendre, on peut découvrir les logiciels facilement sur Internet. Évidemment, pour certains domaines comme l’UX, la théorie s’avère indispensable. Il faut juste savoir équilibrer la théorie et la pratique. 

L’idéal est encore de faire les deux, d’aller à l’école pour apprendre, et de rester curieux et d’apprendre par soi-même. Mais à l’époque, pour moi, il n’y avait pas d’école ! 

Où puises-tu ton inspiration pour tes projets ?

Le design d’interface n’est pas nécessairement un métier artistique, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Il s’agit de bon sens, de veille, et d’intelligence créative. Par exemple, lorsque je fais une interface, mon but est de faire comprendre certaines choses à l’utilisateur, à rendre l’interface plus intuitive pour lui. L’artistique passe après. Évidemment, on mélange de l’expérience utilisateur, de la charte graphique, et des tendances. Sur Twitter, on peut faire de la veille facilement en suivant des comptes qui partagent des news et des astuces. Je suis pas mal de comptes qui m’apportent de l’inspiration au quotidien. 

Mais ma plus grosse source d’inspiration, c’est l’utilisateur. Dans la création d’un projet, je ne fais que des aller-retour entre l’utilisateur et mon interface. Les révisions, les feedbacks, le retravail et les commentaires de l’utilisateur me permettent de réussir mon projet. L’itération est la principale caractéristique de réussite d’un projet dans mon métier.

Le design d’interface n’est pas artistique à mon sens. 90% du travail réside dans les consignes de l’utilisateur final. S’il aime une interface rouge, parce que c’est pour des clients avec des problèmes visuels, c’est la bonne réponse. Il n’y a pas de vérité universelle.

Il y a quand même une grande partie de compétences techniques dans mon travail, un peu comme un développeur front pourrait en avoir besoin, et il faut être à l’aise avec ça. Il faut que le designer fasse quelque chose de carré, de systémique… Les problèmes d’ergonomie et d’homogénéité prennent le pas sur l’artistique, en UX UI. 

Peux-tu nous parler de ton tout premier projet ou d’un en particulier qui t’a marqué positivement ou négativement ?

Oui, en réalité, tous les projets que j’ai eu la chance de faire en live, que vous pouvez retrouver sur la chaîne Basti UI Replay. En travaillant sur ces projets, je me sentais exactement là où je voulais être. Grâce à la diversité des différentes choses que j’ai pu faire, je touche un peu à tout : un peu d’After effect, un peu de design d’interface, de vidéos, de créativité, et pour un milieu que j’apprécie : le streaming et la création de contenus. 

Quand je retourne sur un projet dans mon CDI, principalement de l’e-commerce classique, ce n’est pas pareil. J’aime bien, mais c’est mon boulot depuis 10 ans. Le bancaire, l’assurance, et le luxe qui font des applis, mais c’est rare de tomber sur ces projets et c’est pas très fun. Avec ce que je fais en live, je me sens hyper à l’aise et je le fais en partageant, donc c’est l’idéal pour moi. 

Qu'est-ce qui t’a motivé lorsque tu as lancé ton activité sur Youtube et Twitch ?

Lorsque j’ai débuté mon activité sur Youtube, c’était surtout par passion. J’ai toujours adoré créer les vidéos, et même si au départ j’avais un commentaire par mois, il était toujours bienveillant. Produire les vidéos, du début à la fin, le montage, la publication… C’est quelque chose que j’adore, donc je n’ai jamais été démotivé. Depuis 4 ans, il y a au moins une vidéo par mois sur ma chaîne. 

Concernant Twitch, je l’ai avant tout démarré pour moi, au début du confinement. Je streamais un peu sur Youtube, mais c’était complètement différent et ce n’était pas un rendez-vous avec ma communauté comme ça l’est aujourd’hui. La qualité n’était pas la même non plus, car c’était filmé à la webcam du Macbook. Depuis deux ans, je stream chaque semaine. Cela me fait du bien à moi avant tout, donc je n’ai jamais été démotivé. Parfois, lorsque ça se passe moins bien à cause de problèmes techniques par exemple, je me dis simplement que demain sera meilleur.

Faire du direct sur Twitch t’apporte de la dopamine instantanée. Quand tu coupes ton live, tu as juste envie de recommencer ! Tu peux complètement devenir accro à faire du live. Sur Youtube, c’est différent. Quand tu as 8500 vues au lieu de 9000, tu vas être moins content. C’est pour cela que je n’ai jamais été démotivé sur Twitch. De plus, je ne cherche pas à percer ni à gagner de l’argent, ce qui rend les choses plus sereines.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite commencer à partager son activité dans le design d’interface ?

C’est compliqué, car j’ai eu la chance d’arriver au début de l’activité, et maintenant, tout le monde veut faire ça. Mes conseils à moi ne sont plus suffisants. Il faut réussir à se démarquer, c’est clair, mais de la bonne façon.

À mon sens, il faut réaliser un maximum de projets. Je ne suis pas pour le fait de faire des projets gratuits, mais d’avoir son propre site, une page Behance ou Dribbble où tu montres des projets que tu as fait. Montre que tu sais faire un projet de A à Z ! Emmagasiner de l’expérience professionnelle c’est l’idéal, car des gens qui ont de la théorie, il y en a des millions ! 

As-tu déjà travaillé avec un développeur ? Réussi à dialoguer avec lui ? Quand il y a un souci, fais-tu des modifications, sais-tu le remonter à l’équipe au-dessus de toi ? Comment tes fichiers sont-ils organisés ? As-tu un naming ? Les compétences d’entreprise, c’est ce qui va te démarquer et te permettre de te faire recruter. 

Mon plus gros conseil, comme je l’ai dit, est de faire des projets, de faire des DailyUI (une consigne par jour où tu dois essayer de produire une réponse), et tout publier sur Internet ! Surtout ne rien imprimer, tout mettre en ligne en digital et en numérique.

Le conseil que je donne souvent également est : ne pas hésiter à copier. Au début, tu ne sauras pas faire, alors entraîne-toi à refaire des applis que tu aimes. Une fois que tu auras refait plein d’interfaces, tu pourras ainsi mélanger les expériences et tu apprendras à être créatif. Dans le design, c’est important, car il y a des design qui marchent chez l’utilisateur et qu’il faut savoir se réapproprier. 

Quand tu apprends la guitare, tu n’improvises pas directement. Tu apprends les bases, et quand tu as toutes les chansons dans les mains, tu peux commencer à faire tes propres interprétations. Le design d’interface, c’est pareil. 

Basti UI

Basti UI, design d’interface présent sur Youtube et Twitch !

Quels sont tes prochains projets ? Si tu imagines la suite de ton activité dans un monde idéal, à quoi ça ressemblerait ?

L’objectif est de faire évoluer mon statut, pour m’adonner encore plus à Basti UI. Pas pour faire plus de freelance, car mon but est de gagner assez d’argent pour vivre, mais surtout pour développer mon activité Twitch. L’idée est d’être en live, de faire du contenu, et si je peux monétiser, c’est top. 

Je souhaite plus de régularité sur Youtube, pas plus de quantité mais plus de régularité, avec un rendez-vous plus fixe. Toutes les semaines ou toutes les deux semaines, ce serait top. 

J’aimerais continuer Twitch sur ce rythme, mes statistiques augmentent en ce moment, et j’aimerais garder cette qualité sans augmenter la quantité. Le but n’est pas d’en faire plus, je veux aussi être bien dans ma vie personnelle. Car il faut dire que dans ces métiers, t’es toujours focus. Après ton live, tu vas checker Twitter, tu vas répondre à un message… tu as toujours ton boulot avec toi. C’est assez prenant car tu es tout le temps connecté, mais c’est important, car si tu ne le fais pas, tu peux louper des choses. Stabiliser la qualité au lieu d’augmenter la quantité, car c’est aussi important de tenir sur la durée. 

Question signature UGAMI : quelle est ta plus grande fierté ?

Pas de surprise : Basti UI en général ! Je ne voulais pas faire quelque chose de centré autour de moi dans mon activité, je voulais simplement retrouver des gens qui avaient la même passion que moi. Le genre de personnes, tu vois, dans un restaurant, qui remarque la police de la carte ou une coquille sur le menu ! Je voulais m’entourer de gens comme moi.

Je l’ai fait au début sur Youtube, car j’aimais le format. Ensuite, cela s’est transformé avec Twitter, Discord, et Twitch… Je suis fier de Basti UI car cela a regroupé des gens passionnés, et c’est extrêmement bienveillant.

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