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Manue et Matthieu :
Anciens salariés, désormais coachs sportifs, ils ont trouvé leur voie.

“Ugami vient de la contraction de “You gonna make it” – Tu vas le faire. Bien que nos thés soient pensés pour le bien être, nous voulions aller plus loin en créant une communauté qui puisse inspirer et motiver à réaliser des projets, quels qu’ils soient. Le meilleur moyen pour motiver et inspirer reste le partage d’expérience. Il permet de démontrer que l’on est pas seul(e) à vivre telle ou telle situation et que n’importe qui peut se permettre de réaliser ses rêves dès lors qu’il en met les moyens. Découvrez alors cette nouvelle série Ugamistories, qui n’a que pour but de vous présenter des histoires inspirantes d’entrepreneurs, de sportifs, de passionnés, de survivants, qui, à un moment donné, on fait le choix de se concentrer sur ce qui compte.” Louis-Paul.

 

Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous partager un échange avec Manue et Matthieu, fondateurs de 2M coaching et coachs sportifs. Après une reconversion professionnelle, ils font désormais le métier qu’ils aiment et aident de nombreux coachés à reprendre confiance en eux à travers un coaching qui allie sport, alimentation et développement personnel.

Qui sont Manue et Matthieu ?

Manue : Je m’appelle Manue, j’ai 33 ans, et je suis coach depuis 6 ans. Avant, je travaillais dans les Ressources Humaines et j’ai effectué ma reconversion à 28 ans.

Matthieu : Je suis Matthieu, 29 ans, et je coache depuis 6 ans également. Précédemment dans le commerce et la vente, je me suis reconverti à 24 ans.

Qu’est-ce qui vous anime et qu'aimez vous dans le coaching sportif ?

Matthieu : Cela faisait un moment que je voulais faire ce métier. En réalité, j’ai eu deux discours :

  • à la base, je voulais faire du coaching pour être dans la préparation physique, axée sur la performance, car je faisais beaucoup de rugby
  • puis je me suis blessé, et je me suis éloigné du sport, c’est là où j’ai fait un BTS dans la vente. En voulant me rééduquer, j’ai eu une autre vision du coaching : la réathlétisation

C’est ce qui m’a poussé à passer à l’action pour le diplôme de coach. Je voulais travailler dans le bien-être, et aider les gens à se sentir mieux dans leur corps et dans leur tête.

Manue : J’ai fait ma première vie professionnelle dans les Ressources Humaines car je cherchais le lien humain dans mon job, j’en avais besoin. J’aime le relationnel et je ne l’ai pas retrouvé dans mon métier… En parallèle, j’ai vécu une transformation physique qui m’a ouvert les yeux sur les capacités qu’on peut avoir pour changer. J’ai vu via les réseaux sociaux que je n‘étais pas la seule à chercher des solutions pour transformer mon corps. En plus de cela, je retrouvais le côté humain qui me manquait dans mon métier. C’est ce qui m’a donné l’idée d’être coach.

Le coaching sportif est assez en vogue en ce moment, qu’en pensez-vous ? Comment se démarquer dans un domaine si concurrentiel ?

Manue : À mon sens, il y a de la place pour tout le monde. Le marché est large et chaque coach apporte des choses différentes, liées à sa personnalité et son expérience. Les personnes s’identifient à des coachs qui leur ressemblent. Mon conseil pour ceux qui veulent se lancer est de rester soi-même, être aligné avec ses valeurs pour attirer des gens en accord avec notre état d’esprit. La concurrence ne se sent pas vraiment, car on propose tous des choses différentes. 


Matthieu : Rien que tous les deux, on travaille différemment. Pour autant, on ne se fait pas concurrence.

"Rester soi-même, être aligné avec ses valeurs, pour attirer des gens en accord avec son état d'esprit."

Manue et Matthieu préparant leurs prochaine séance

La reconversion

Se reconvertir est un défi risqué, avez-vous des regrets par rapport à cela ? Pensez-vous que ces années passées soient perdues ou plutôt utiles au quotidien ?

Matthieu : Avant, j’étais dans la gestion de rayons, donc j’ai ce côté gestion et je m’en sers pour notre entreprise. Cela m’a permis de savoir ce que je ne voulais pas. Manue l’a dit tout à l’heure, j’aime le contact humain, mais je suis quelqu’un d’entier et sincère , la vente ce n’était pas pour moi, ce n’était pas assez authentique et franc. Par le biais du coaching, je retrouve davantage cette facilité à communiquer, j’ai la sensation de vraiment aider les gens peut-être parce que je me  sens plus légitime, l’échange est plus humain et plus sincère.  

 

Manue : Je ne regrette pas du tout. Chaque expérience est bonne à prendre et il y a toujours des choses à en tirer, c’est dans notre philosophie de vie. J’étais responsable d’un centre autonome qui générait 2 millions d’euros à l’année. Ça m’a donné une expérience, pas entrepreneuriale, en termes de gestion financière. J’en ai pris conscience bien après, que cette expérience terrain et expérience, juridique, et gestion, se transpose dans la gestion d’une entreprise. Être au cœur d’une énorme entreprise m’a permis de voir ce côté-là. Évidemment je garde aussi la compta !

Cela m’a également montré tout ce que je ne veux plus. À 28 ans, j’ai su que le salariat n’était plus pour moi. Alors que je visais un poste en fonction publique 10 ans auparavant ! Aujourd’hui j’ai besoin de liberté financière, et non plus de cette stabilité financière que je recherchais quelques années en arrière. Je n’aimais pas rendre des comptes et travailler comme une dingue alors que ce n’était pas ma boîte, sans trop de retours…

Comment on gère l’annonce aux proches, la vision de l’entourage ? Aviez-vous peur ?

Matthieu : J’ai fait la politique de l’autruche ! Je savais que mes parents voulaient que je trouve un CDI, que j’achète une maison, que je fasse des enfants. Je savais que ce serait une confrontation et je ne voulais pas perdre mon énergie là-dedans. C’est seulement quand j’ai commencé à travailler en tant que coach que j’ai commencé à en parler. Perdre de l’énergie à défendre ton projet, c’est inutile… Donc non, je n’ai rien dit.


Manue : Pour moi c’était l’opposé. Je l’ai annoncé partout, sur les réseaux sociaux, auprès de mes proches, etc. J’avais besoin de ça pour assurer ma décision, pour m’engager. Pas pour l’approbation. Je n’écoutais pas les avis, je restais fermée aux remarques. On m’a dit que j’étais folle, que j’étais censée me poser… Je ne me suis pas battue contre ces remarques, j’en jouais, car j’étais sûre de moi. Je n’avais pas peur, je savais où j’allais. La seule personne qui pouvait me faire défaut, c’était moi.

le sport et l'alimentation au coeur de leur aventure entrepreneuriale

Quelle est votre vision du sport et de l’alimentation ?

Matthieu : Avant, ma vision du sport était exclusivement basée sur la performance, pour être meilleur que l’autre, courir plus vite etc… Pour l’alimentation, cela fait seulement trois ou quatre ans que je me penche dessus. Quand j’essayais de soigner ma blessure, j’ai appris comment manger. L’alimentation, c’est comme le carburant d’une voiture.

 

Manue : Pour ma part, je suis passée par plusieurs phases :

  • J’ai fait mon premier régime à 14 ans alors que je faisais 41 kgs ! Un régime à base de tomates… qui a duré deux jours. 
  • Ensuite, j’ai arrêté le sport alors que j’en faisais beaucoup. L’alimentation c’était n’importe quoi, je fumais… J’ai eu des problèmes de santé, rien n’allait… 
  • Vers mes 21 ans, j’ai commencé à me poser des questions. J’avais beaucoup de soucis et j’ai commencé à me remettre en question. J’ai repris le sport pour me déstresser (c’est aussi pour cela que je cherchais un job stable !). Au niveau de l’alimentation, ça ne bougeait pas, je reprenais le sport, mais je n’avais pas trouvé MON sport.
  • En arrivant sur Lyon, j’ai à nouveau eu une année compliquée avec des soirées, beaucoup de nourriture… En me voyant sur une photo, je me suis remise en question. 
  • J’ai pris une coach en lui disant “je veux faire du sport sans changer mon alimentation !” Elle m’avait dit d’accord. J’ai découvert le métier de coach à ce moment-là, et je comprenais que je n’avais pas toutes les compétences et que c’était plus large que ce que je pensais.
  • Une année, je suis partie aux États-Unis et je suis allée courir avec un ami, et j’ai trouvé ça génial. Je prenais plaisir à nouveau dans le sport et son hygiène de vie était très clean. Cela m’a vraiment inspirée et j’ai repris ce mode de vie en rentrant en France. Pour couronner le tout, quelqu’un m’a dit que je ne tiendrai pas, ce qui m’a encore plus motivée ! 

J’avais trouvé dans la course à pied le sport qui me faisait vibrer et l’alimentation était devenue pour moi un outil de performance. Je me suis renseignée, j’ai creusé cet aspect-là et tout s’est enchaîné. Si je mange bien et que je dors bien, je vivrais mieux mon sport. 

  • En commençant la formation de coach et en voyant mon corps changer, j’ai commencé la musculation. Cela m’a permis de manger plus et d’avoir un rapport plus sain à l’alimentation. 
  • Aujourd’hui j’ai trouvé l’équilibre, je suis plus flexible sur l’alimentation et je me fais plaisir. J’oscille entre la musculation pour servir la course à pied et mon sport plaisir.

Il y a aussi eu 4 ans de blessures qui ont changé ma routine… Le post-blessure fait résonner en priorité le plaisir dans le sport avant tout. 

Vous avez tous les deux été blessés dans votre pratique sportive. En quoi ces blessures vous ont amenées à revoir votre relation avec le sport, et vous ont-elles permis de rebondir ?

Manue : Me concernant, cela m’a beaucoup freiné. Je n’ai pas eu le bon état d’esprit, je me positionnais en victime sans chercher de solutions. Je n’ai pas été proactive pour me guérir, je me suis cachée derrière ça pour lever le pied, car mon année de formation était très difficile physiquement. J’étais persuadée que c’était un signe de la vie, mais j’ai peut-être trop attendu. Aujourd’hui, je suis guérie, mais Cela m’a coupé dans mon élan et j’ai l’impression de réapprendre à marcher, cela me coûte plus que cela m’a apporté.

 

Matthieu : Moi, cela m’a poussé à me révéler. Pour ma part, lorsque j’étais blessé, j’étais en quête de rechercher des solutions sans arrêt. Cela fait 8  ans que je me suis fait opérer et j’ai énormément galéré. Cela fait 1 an que ça va mieux, mais j’ai essayé beaucoup de choses. J’essaye donc de transmettre ces connaissances acquises au fil du temps dans mon coaching.

Si je ne m’étais pas blessé, je ne sais pas ce que j’aurais pu apporter plus en tant que coach, et aujourd’hui je suis aligné avec ça. Heureusement que je me suis blessé, aujourd’hui c’est ma force, car j’apporte quelque chose de plus à des personnes qui en ont besoin. 

Mon atout est que j’ai vécu les mêmes choses que les personnes qui viennent me voir. La personne est comprise et je sais ce qu’elle a vécu. Je suis compétent, mais sans avoir vécu de blessure, je n’aurais pas eu la même approche du tout. C’est une force théorique et pratique.

 

Manue : Quand les gens s’identifient à moi par rapport à ma blessure, j’ai envie de leur dire que c’est Matthieu qui m’a guérie. Les gens commencent à comprendre et c’est important pour notre duo que ce soit très clair. Encore aujourd’hui, je suis ses conseils ! Grâce à lui, mes séances sont utiles et servent ma course à pied. Je n’ai pas cette envie d’aller rechercher des solutions, donc on est très complémentaires ! J’aime les séances pendant lesquelles on ne réfléchit pas ! Cela vient aussi de nos caractères très différents.

Si demain, quelqu’un souhaite perdre du poids, affiner sa silhouette, et se muscler, quelle est la meilleure approche à votre sens ? Quelles actions mettre en place dans un premier temps ?

Matthieu : Y aller à son rythme sans se comparer. Ne pas vouloir faire pareil qu’une personne vue sur les réseaux. Il faut savoir où on en est, trouver son niveau et adapter son entraînement en fonction. 

 

Manue : Avoir une vision globale des choses, visualiser le bien-être général. Cela va servir dans la vie de tous les jours. Notre vision est très long terme, je pense qu’il faut trouver son mode de vie, LE sport qui vous plaît. Si le twirling baton te fait kiffer, il faut faire du twirling baton ! Faire quelque chose qui vous correspond vous fera du bien, il ne faut pas que ce soit une contrainte. Il faut que ça reste un plaisir avant tout !

2MCoaching fête ses 1 an !

Vous venez tout juste de lancer le défi Run&Sens, un coaching sur mesure à distance : comment vous est venue cette idée ?

Manue : Le nom du défi Run&Sens vient de la renaissance, et ce au-delà du coaching sportif, car pour nous le sport est juste un outil.

Le défi est un accompagnement sur 3 mois à travers des masterclass, des séances de sport en live mais aussi un accompagnement nutritionnel. 

Nous avions envie d’aider les gens à retrouver leur équilibre de vie en alliant sport, alimentation et développement personnel :

  • le sport pour le dépassement de soi, les endorphines, la dépense physique 
  • l’alimentation pour l’essence de ton corps, on connait tous la phrase “dis-moi ce que tu manges je te dirai qui tu es”
  • le développement personnel, car si l’état d’esprit n’est pas là, tu peux tout faire, mais ça ne marchera pas

On s‘adresse à des femmes qui ont déjà essayé beaucoup de méthodes et qui peuvent être bloquées ou perdues.

À travers ce mode de vie, on les guide pour retrouver un accord entre leur tête et leur corps. Il ne s’agit pas juste du côté esthétique, sans rentrer dans le bodypositive, mais d’avoir un corps sain et en bonne santé. On parle d’acceptation, mais aussi de bonne santé physique !

Intégrer le développement personnel à votre méthode, c’était naturel pour vous ou c’est venu avec le temps ?

Matthieu : on l’a toujours intégré, mais on ne mettait pas de mot dessus. Pour nous, c’était logique et évident, mais on ne se focalisait pas dessus, car on aidait intuitivement les gens à se diriger vers un changement d’état d’esprit. Nos 3 piliers sont vitaux pour avoir un mode de vie équilibré. Ajouter le concept de développement personnel à Run&Sens s’est présenté à nous tout de suite.

Manue : Ce qui nous différencie, c’est que nous apprenons à nos coachés à pêcher le poisson, on le met pas cru dans leur assiette. Le but est que les personnes n’aient plus besoin de nous, car elles auront tout fait pour trouver les choses par elles-mêmes. On est un guide et un booster, mais on ne fait pas les choses à leur place.

Matthieu : Comme on le disait précédemment, il y a énormément de coachs, mais parfois c’est de l’assistanat. Si la personne coachée ne passe pas à l’action, cela ne changera pas sa vie. Avec Run&Sens, on travaille sur la prise de conscience. On aide, on accompagne, mais on n’assiste pas, pour des résultats à très long terme.

Tout se fait en ligne et à distance, c’est donc un coaching complet et sur-mesure accessible à tous … et surtout à toutes !

Notre question signature : Quelle est votre plus grande fierté ?

Matthieu : J’ai l’impression de tendre vers la personne qui me correspond. Il y a encore du travail, mais je cherche des solutions. J’essaye toujours de m’upgrader, de m’élever, de m’améliorer. Être la meilleure version de moi-même, mais en mieux !


Manue : Sur cette dernière année, je suis fière d’avoir remis en question l’ensemble de ma vision par rapport à mon activité. Le fait d’avoir une vraie vision entrepreneuriale que je n’avais pas en commençant est important pour moi, car je sais que ça m’a coûté beaucoup d’énergie en un an pour remettre tout ça en question. Cela a été difficile de déconstruire mes croyances, et je suis fière d’avoir réussi à reconstruire une partie de moi et d’avoir brisé ces barrières et ces croyances ! J’ai fait un bond en avant important.

Retrouvez le nouveau projet de Manue et Matthieu Run & Sens ici.


Vous pouvez également les suivre sur Instagram : manue.laurent, matthieu_2m.coaching