Durée de lecture : 15 min

Elise :
Maman triathlète et entrepreneuse

“Ugami vient de la contraction de “You gonna make it” – Tu vas le faire. Bien que nos thés soient pensés pour le bien être, nous voulions aller plus loin en créant une communauté qui puisse inspirer et motiver à réaliser des projets, quels qu’ils soient. Le meilleur moyen pour motiver et inspirer reste le partage d’expérience. Il permet de démontrer que l’on est pas seul(e) à vivre telle ou telle situation et que n’importe qui peut se permettre de réaliser ses rêves dès lors qu’il en met les moyens. Découvrez alors cette nouvelle série Ugamistories, qui n’a que pour but de vous présenter des histoires inspirantes d’entrepreneurs, de sportifs, de passionnés, de survivants, qui, à un moment donné, on fait le choix de se concentrer sur ce qui compte.” Louis-Paul.

 

Pour cette nouvelle interview, à l’occasion du mois de la fête des Mères, nous recevons Elise Devoille. Au quotidien, elle est triathlète, mompreneur, et également maman d’une petite fille de 2 ans et demi. Aujourd’hui, elle nous raconte comment elle gère son activité professionnelle d’entrepreneure, sa vie de maman, et sa vie de sportive plus que bien remplie.

qui est élise ?

Elise, comment te définis-tu lorsqu’on te demande de te présenter ?

Je m’appelle Elise, j’ai bientôt 34 ans et cela fait plusieurs années maintenant que je vis à Lyon avec mon conjoint Sébastien. Depuis 2 ans, je fais de la rédaction web à mon compte, et j’ai également une petite fille de 2 ans et demi.

En parallèle, le sport fait partie intégrante de ma vie depuis 8 ans, le triathlon notamment.

Être maman et sportive

Lorsque l’on te connait, on comprend que le sport prend une grande place dans ta vie. Est-ce le cas depuis toujours ? Quel est ton parcours sportif ?

J’ai toujours fait un peu de sport étant enfant, mais pas régulièrement et sérieusement. 

Je me suis mise à la course à pied malgré des problèmes de dos, et je me suis inscrite à ma première course officielle : le Run In Lyon. Après cela, la course à pied est devenue une véritable passion, j’ai eu ce petit truc qui m’a donné envie de continuer. On peut donc dire que c’est depuis que je suis à Lyon que je fais de la course à pied de façon routinière. 

Sur une semaine, je m’entraîne en triathlon entre 6 à 15h par semaine. Je fais du vélo, de la course à pied, de la natation, du renforcement musculaire et parfois du yoga.

Pendant ta grossesse, as-tu pu continuer le sport comme tu l’espérais ? Et que t’a-t-il apporté ?

Le premier mois et demi, je ne savais pas que j’étais enceinte alors j’ai continué même si j’étais très fatiguée.

Dès que j’ai su que j’attendais un enfant, je suis allée voir ma sage-femme et j’en ai discuté avec elle. Il n’y avait pas de contre-indication, j’ai donc pu continuer la course à pied. Mais ce n’était pas très agréable, alors j’ai arrêté de courir à 4 mois de grossesse. J’ai continué le cyclisme jusqu’à 6 mois, et la natation également.

En réalité, j’aurais peut-être pu continuer davantage, mais j’ai dû être hospitalisée pour les derniers mois de ma grossesse. Si je n’avais pas eu de soucis, j’aurais peut-être pu continuer jusqu’à la fin.

Lors de ma grossesse, je n’étais cependant plus suivie par un coach, car je devais m’adapter au jour le jour. Le sport me servait surtout à me maintenir en forme et à garder le rythme, car cela faisait partie intégrante de ma routine et cela aurait été encore plus compliqué pour moi d’arrêter du jour au lendemain.

Depuis la naissance de ta fille Anna, tu continues de faire beaucoup de sport. Comment conjugues-tu les deux ?

Suite à mon accouchement, j’ai attendu 6 semaines, puis j’ai pu reprendre la natation. Après la rééducation du périnée, au bout de 3 mois post-grossesse, j’ai eu le droit de reprendre la course à pied et le cyclisme. Même s’il y avait beaucoup de fatigue, j’ai réussi à m’organiser.

Le corps se souvient de tout, n’écoutez pas ceux qui vous disent que vous allez avoir du mal à reprendre, que cela sera compliqué et extrêmement difficile. Si les choses sont faites correctement, le corps a une mémoire et vous pouvez retrouver votre niveau rapidement. Evidemment, il faut y aller en douceur et ne pas chercher à courir un marathon tout de suite !

Je faisais du sport avant ma grossesse, avec un volume conséquent, j’ai donc pu facilement m’organiser avec Sébastien pour qu’il s’occupe d’Anna pendant mes entraînements. Avoir quelqu’un de compréhensif à ses côtés facilite grandement les choses. 

Pour combiner le sport et la maternité, je prévois à l’avance mes entraînements. Je sais s’il faut que j’y aille le matin ou le soir. Tout est une question d’organisation.

Cependant, je tiens à préciser qu’il ne faut pas se mettre la pression. Le sport ne doit pas devenir une contrainte, cela doit rester un plaisir. Beaucoup cherchent à perdre le plus vite possible leurs kilos de grossesse, je pense qu’il faut d’abord penser à se faire plaisir et à passer un bon moment pendant son entraînement et le reste suivra.

Quel est ton prochain projet sportif ? Comment te prépares-tu pour une course (mentalement) ?

Je devais initialement participer à l’Half Ironman des Sables d’Olonne, en 2020, qui a été annulé à cause de la pandémie.

Repoussé en Juillet 2021, j’espère qu’il sera maintenu. Il est devenu difficile de s’entraîner en triathlon, notamment à cause de la fermeture des piscines.

Préparer une course demande un investissement tant en termes de temps que d’implication. Les week-ends sont très souvent dédiés à mon activité, et la vie familiale peut parfois être un peu plus compliquée. J’en parle donc toujours avec Sébastien avant afin que l’on puisse s’organiser au mieux et anticiper la préparation d’un gros objectif comme un Half Ironman.

Quel conseil donnerais-tu aux futures mamans pour adapter leur pratique sportive à la maternité ?

Mettre le sport de côté me faisait peur, mais je voyais des amies le faire sans problème. Tout est une question de degré de priorité, en réalité. Le sport peut passer au second plan, mais si c’est important dans un équilibre de vie, il faut prendre le temps, comme si on voulait faire de la peinture ou de la musique ! 

Quand on veut, généralement, on peut. Effectivement, en cas de parentalité solo, ce n’est pas toujours possible, mais il ne faut pas trop écouter ce que les autres disent : si tu en as vraiment envie, tout est possible. Même si cela prendra du temps, et que tu ne reprends pas tout de suite comme tu le voudrais, tu pourras faire garder ton enfant plus facilement lorsqu’il sera plus grand.

Par exemple, nous n’avions pas notre famille à côté, mais cette opportunité rend l’organisation plus facile.

"Le sport peut passer au second plan, mais si c’est important dans un équilibre de vie, il faut prendre le temps, comme si on voulait faire de la peinture ou de la musique ! "

Elise

Elise, sportive et maman !

Être maman et entrepreneure

En plus d’être une grande sportive, tu es aussi à ton compte. Peux-tu nous expliquer ce que tu fais et comment tu as été amenée à te lancer seule ?

Auparavant, j’étais chargée de mission dans la santé. La mission ne me déplaisait pas, mais le contexte ne me correspondait pas. Je suis donc partie. 

En parallèle, j’effectuais de petites missions de rédaction web. Je me suis lancée à temps plein en Janvier 2019, juste après la naissance d’Anna. Je venais de quitter mon ancien travail, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire, alors cela s’est imposé à moi. Des projets se sont alors ajoutés et j’ai pu en faire mon activité principale.

Ce qui m’a rassurée, c’est d’avoir des diplômes et de l’expérience dans un autre domaine. Je savais que quoi qu’il arrive, j’aurais pu retrouver un travail salarié. 

Être freelance était également un bon compromis pour profiter d’Anna et la voir grandir durant les premières années de sa vie, avant qu’elle ne grandisse trop vite !

Effectivement, le salaire est aléatoire, tout comme la quantité de travail, mais cela me plait beaucoup, et je sais que j’ai encore de nombreux axes d’amélioration sur lesquels je peux travailler afin de développer mon activité.

Conjuguer maternité et entrepreneuriat : quelle est ta journée type ?

Il est beaucoup plus simple de gérer la maternité avec l’entrepreneuriat qu’avec le salariat. Avant, je devais aller m’entraîner après le travail, ou avant. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus flexible. Je peux rattraper mon travail le soir ou le week-end, si j’ai besoin de m’absenter en journée ou de profiter du temps avec Anna.

J’ai effectivement des journées types lorsqu’Anna est à la crèche : j’en profite pour avoir des journées complètes pour travailler. C’est également à ce moment-là que je cale mes entraînements sportifs.

Lorsqu’Anna est à la maison, nous sommes deux pour nous relayer et faire des activités avec Anna. On se partage la garde au cours de la journée, mais j’anticipe généralement et je prévois des journées beaucoup plus cool afin de pouvoir passer du temps avec elle.

J’essaye de garder un rythme normal afin de conserver ma vie de famille. Avoir un enfant à la crèche me permet de m’organiser davantage. 

Ce qui est génial avec l’entrepreneuriat, c’est la liberté de pouvoir caler des rendez-vous médicaux, des réunions ou les rendez-vous des enfants à n’importe quel moment.

Dans quelle mesure penses-tu qu’il est possible de développer une activité de freelance en étant maman ?

Au début, ce n’est pas forcément évident. J’ai remarqué que c’est souvent en post grossesse que les parents se lancent à leur compte, même si ce n’est pas facile, car quand tu n’as pas de moyen de garde, tu dois jongler entre ton bébé et le boulot.

Ce qui peut être chouette c’est d’avoir quelqu’un qui vient t’aider à la maison. Il faut aussi avoir des temps off et des moments où tu peux être productif. 

Je pense que c’est faisable et réalisable du moment où tu sais t’organiser.

As-tu des astuces organisation pour réussir à conjuguer sa passion, son travail, et la maternité ?

Au début, les temps de sieste d’Anna correspondaient à mes moments de productivité. Plus le bébé dort, et plus il est donc possible de se libérer du temps. À un an, ma fille est entrée à la crèche, ce qui a tout de suite facilité les choses.

Lorsque j’ai commencé à travailler à mon compte, je rattrapais souvent le travail en retard le soir, lorsque Sébastien pouvait s’occuper d’Anna, ou le week-end. Cependant, cette organisation avait ses limites, car on ne se voyait plus. Il a donc fallu se réorganiser et trouver un moyen de garde. Désormais, elle va à la crèche plusieurs jours par semaine pour nous permettre de travailler.

L’idéal est d’avoir de la famille autour qui apprécie de garder les enfants, comme les grands-parents. Car dès lors qu’ils grandissent, ils ont besoin de beaucoup plus de surveillance. La rédaction web étant un métier dans lequel il faut être concentré en permanence, cela peut devenir compliqué.

Mon astuce est d’avoir des jours dédiés au travail, sans que cela déborde sur les soirées et les week-ends afin de garder une vie de famille.

Enfin, la question signature des UGAMIStories : quelle est ta plus grande fierté ?

Comme je suis quelqu’un qui me pose beaucoup de questions et qui aime que les choses soient cadrées, quitter mon travail salarié sans savoir ce qui m’attendait est une fierté. Je suis également très fière d’avoir réussi à continuer à être moi-même, et avoir la même vraie vie qu’avant, avec Anna en bonus, sans sacrifier mes passions et mon travail.

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